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Affichage des articles du 2017
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LE DIABLE Å FRANCHESSE  ET EN BOURBONNAIS
Il y a bien longtemps déjà , Camille Gagnon , folkloriste reconnu , nous rapportait dans ses articles , ces vieilles histoires d'antan , contées par les anciens ,fortes d'une tradition orale riche , transmises de générations en générations. Ces histoires , que les vieillards racontaient lors des veillées , font souvent référence au Diable , et aux péchés capitaux , comme la paresse , l'envie et la luxure et que seule la présence assidue à la messe du dimanche semble être le seul rempart contre le Malin !

Voici donc deux belles histoires de Diable , celle du bouvier qui s’arrête boire des canons à Franchesse , et celle du "berlironneur " embauché par le Diable !
(2) commune de Franchesse



" Le Berlironneur ( joueur de musette ) juché à la pointe de la table avec son lit' de baco ! "









Le bon gros bourgeois , s’enrichissant sur le dos des bounhoumes ( aux origines ancestrales , lorsque la franchise établie en 113…
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HISTOIRE DE CHEMIN

L'état de délabrement avéré de nos chemins Bourbonnais ne date pas d'hier . Déjà  au XVIIe siècle , Abraham Goldnitz , marchand et grand voyageur décrit son voyage effroyable à travers le Bourbonnais , tout comme la nuit qu'il passa à l'auberge du Cheval Blanc de Franchesse , ne fermant l’œil tant il craignait d'y perdre la vie.
Pourtant , les deux demandes ci-dessous , formulées et inscrites aux rapports et délibérations du Conseil Général de l'Allier sont modernes puisqu'elles datent respectivement de 1932 et 1936. Et puis Franchesse aurait du y trouver son compte. Pensez donc , les deux frères Gaume ,Joseph et Alexis , tous les deux conseillers généraux , ( et tous les deux quincailliers ) l'un de Bourbon l'Archambault , l'autre de Lurcy-Lévis, originaires de Franchesse , quelle aubaine!
Il est en bien mauvais état , ce chemin d’intérêt commun n°44 , surtout entre Franchesse et Avreuil ! Le CIC n°44, aujourd’hui D144 prend…
1898 A l'aune d'une  population qui compte environ mille trois cent habitants , l'Annuaire de l'Allier , en cette année 1898 dresse la liste non exhaustive des commerçants , artisans et propriétaires principaux sur notre belle commune. Un bourg bien vivant , où tout ou presque est à disposition, en autarcie indispensable et forcée , tant les moyens de transport et de communication apparaissent comme dérisoires. Bientôt un siècle nouveau , le vingtième, porteur d'espérance et de nouveautés , leur promet un avenir moins laborieux , mais aussi porteur de malheur . Mais cela , ils ne le savent pas encore...
Franchesse en 1898, recense 300 maisons , 303 ménages et 1332 habitants, soit environ 4.5 personnes par maison.
Au niveau des soins médicaux , notre village compte 1 médecin pour 1332 habitants . De nos jours , en pleine problématique de désert médical , le département de l'Allier compte 1 médecin généraliste pour 762 habitants ( environ ).  En cette toute fin …
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ÊTRE MAIRE DE FRANCHESSE SOUS LA SECONDE RESTAURATION ( Charles X )
Entre les dotations de l'Etat qui fondent comme neige au soleil , et jongler avec les dépenses de fonctionnement et d'investissement , il n'est pas tous les jours facile même pour le maire d'une petite commune , d'atteindre l'équilibre. Être maire aujourd'hui est-il plus difficile qu'il y a cinquante ans , un siècle , deux ? Jean-Baptiste Heurtaut , maire de FRANCHAISE, ( Sous la première Restauration on écrivait déjà FRANCHAISE ), bataillait dur , pour trouver l'argent nécessaire et faire face aux dépenses imprévues. Le même Jean-Baptiste Heurtaut , ancien capitaine des grandes batailles napoléoniennes , décoré de la Légion d'Honneur , ( cf mon article sur Jean-Baptiste HEURTAUT ), est contraint de quémander auprès des riches propriétaires de la commune .
La merveilleuse lettre ci-dessous , écrite le 3 mai 1828 par le maire Heurtaut , adressée à un certain Mr SAULNIER d'Ag…
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LA VIEILLE EST MORTE CE MATIN ( nouvelle)
Juin 1946. La vieille est morte ! La vieille est morte ! La Jeanne accourt  à bout de souffle ,  perd un sabot , entre dans la boulangerie : la vieille est morte ! Elle l'avait trouvée là , dans son lit , paisible , et comme seul désordre , un livre tombé au sol dans la grande chambre de la maison. La rumeur se propage comme une traînée de poudre. La vieille , tout le monde la connaissait dans le bourg. Elle était là , intemporelle , faisant partie du décor , une évidence , comme ayant toujours existé , à sa place dans sa grande maison bourgeoise du bourg de Franchesse. Personne ne savait vraiment quand elle était arrivée .
A l'annonce de sa mort , les langues se délient : si c'était pas malheureux cette grande maison pour elle toute seule! Elle a pas d'héritiers , personne vient la voir ! Et puis , on ne s'attarde pas trop sur son sort ; demain dimanche , premier du mois de juin , c'est la foire à la loue , la Saint B…
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1917 .·. .·. .·. .·. 2017 Et la guerre continue.... 


Où est passée l’allégresse et l'entrain patriotique des premières heures de 1914? Charles Péguy , merveilleux , effacé de ce monde dès le début du conflit ? Et Fournier? En 14 , "on part la fleur au fusil" , les épouses distribuent les fleurs sur les quais des gares  et les baisers à ces valeureux soldats ... A bientôt , mon chéri! ... " Ne t'en fais pas ma douce  on l'aura not' revanche de 70 , "les boches , on va leur botter le cul! Et on sera rentrés pour Noël! On est en août 14 ... 
1917 et toujours la guerre ... On pensait avoir tout vu , la bataille d’Alsace , 1916 et la Somme , Verdun, Verdun... On parle de 306 000 tués , 216 000 blessés. Mais là , en cette année 1917 ,pour la première fois , on apprend à se battre contre un ennemi invisible , l'ypérite , sournoise qui vous brûle les yeux et les poumons! Et puis l'offensive Nivelle, un désastre , terrible.
Cette photographie ci-des…
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ESCLANDRE A L'AUBERGE COGNET

16 JUIN 1899

Le jeu de la poule , variante du billard français où l'on plaçait une sorte de quille au centre de ce dernier , était une distraction très répandue au XIXe siècle. Toute bonne auberge ou bistrot qui se respecte avait son billard. Les mises étaient fréquentes et parfois , à défaut d'amasser fortune , les meilleurs gagnaient de quoi offrir une tournée générale. Cela se passait généralement le dimanche , les parties étaient conviviales et l'on passait un bon moment. Mais pas cette fois.Une bagarre éclate à l'auberge COGNET ; nous sommes à la mi-juin 1899. Nos deux Lanciers, cultivateurs de profession règlent leur différent à coup de queue de billard , et l'aubergiste COGNET reçoit un coup de couteau dans la cuisse ! La pratique du billard devient pour le coup un peu trop sportive!










Antoine COGNET , né à Chantenay-Saint-Imbert ( Nièvre) en 1851 était maréchal-ferrant. Il tenait également une auberge avec son épouse , Marie …
Le 2eme opus de " mes causeries au pays des Lanciers (102 pages) est disponible à la vente vers le lien ci-dessous


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DES SABOTS DE FRANCHESSE AUX SPLENDEURS D'ARCACHON  Destins croisés d'une famille franchessoise : la famille GAUME 

Ce nom de famille évoque , malgré le temps qui passe , certainement quelques souvenirs pour nos anciens , que ce soit du côté de Franchesse bien sûr , mais aussi de Bourbon-l'Archambault et de Lurcy-Lévis . Mais savent-ils qu'un des fils lui , laissera son empreinte du côté d'Arcachon ? Développons un peu ...
LES PARENTS
Laurent Gaume ( 11-08-1844 / 29-12-1907 Franchesse ) voit le jour dans le petit village de Le Brethon dans l'Allier. Fils de sabotier , il le deviendra à son tour et exercera durant presque toute sa vie , chez nous , à Franchesse. Marié à Louise Bourdin , épicière à Franchesse ( Le Veurdre 1848 / Franchesse 21-9-1913 ) , ils auront huit enfants , une belle et grande famille Bourbonnaise !
LES ENFANTS 1) Jean Joseph Gaume ( Le Veurdre 10-12-1873 / Lurcy-Lévis (?)-1945 ). Joseph Gaume était quincaillier et marchand de cycles à Lurc…
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FRANCIS MARIE BLONDEAU
Né le 20 septembre 1847 à Moulins dans un modeste logis qui , je cite " flanquait le mur sud de la collégiale" ( cathédrale Notre Dame de Moulins ) , Francis BLONDEAU , maître menuisier , dont l'entreprise se situait rue de l'Ancien Palais  à Moulins , aura consacré toute sa vie à la réalisation de mobilier d'églises du diocèse  ( plus de cinquante églises du département ) et de la cathédrale , au service des monuments historiques de l'Allier . On lui doit également la création de mobilier pour les particuliers , essentiellement  des châtelains : chez Louis Mantin ( Maison Mantin ) , châteaux d'Avermes et de Couzon , au Pavillon Anne de France (Anne de Beaujeu ), l'ancienne Caisse d'Epargne de Moulins. Sa réputation s'affirmera même hors département avec des réalisations à Azy-Le-Vif , les Thermes de Bourbon-Lancy , et dans le Jura . Guidé par la lecture des œuvres de Viollet-Le-Duc , Francis BLONDEAU était " un ou…
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UN MARIAGE EN FANFARE !







Il y a de l'animation dans le bourg de Franchesse ! Alphonse et Adèle se marient ! Vive les mariés !  Nous somme le mardi trente septembre 1930 , il y aura 87 années , presque jour pour jour. Qui s'en souvient ? Cette vieille photographie sépia est elle le dernier témoin de ce moment de joie , à deux pas de ma maison , dans la rue des Lanciers ? N'est il pas magnifique ce cortège nuptial , accompagné par la fanfare , " La Joyeuse Lancière"  à l'époque où Franchesse avait sa société de musique ? 


Une note manuscrite , jointe à la photo , qui m'a été remise , me permet ( c'est une chance ) de mettre avec certitude des noms sur des visages .
Voici donc , de droite à gauche :

- A la porte du café : Francine THOMAS

SOCIÉTÉ DE MUSIQUE LA JOYEUSE LANCIERE :
-Lucien GIRAUDET , Président  ( tenait une boucherie à la Poissonnerie , frère de Gabriel   GIRAUDET , maire de Franchesse )
-GROBOUT , chef de musique à Bourbon
-Eugène BONNAT , V…
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LES DERNIERS INSTANTS DU CAPITAINE MANGIN




Ce récit , tiré de l'historique du 28e BCA retrace les derniers instants de la vie de Jean-Marie Gilbert MANGIN ,


« L’aspect de ce pays nouveau est profondément triste. Partout c’est la dévastation de combats sans  merci. L’artillerie a détruit tout ce qui peut être un abri. Les bois ne sont plus. Seuls, de pauvres moignons d’arbres déchiquetés se dressent au milieu des débris de leurs branches qui jonchent le sol. La terre est un cloaque d’entonnoirs; le sol, grisâtre et poussiéreux, est parsemé de rares touffes d’herbe souillée. Pas d’eau, pas d’abris, pas de villages. Des maisons, il ne reste que quelques pans de torchis et des monceaux de tuiles. De longues lignes blanches, tranchées et boyaux, zigzaguent au milieu de cette dévastation, et le sol est semé de casques, de débris d’armes, de munitions, de lambeaux de vêtements et de petites croix de bois sur des tertres blancs. Des geysers de fumée, noirs, blancs, rougeâtres, jaillissent pa…
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LE MANOIR DES PARÇONS


 Perçon,.. A environ trois kilomètres au nord de Franchesse ,  le lieu hébergeait autrefois un manoir dont il ne subsiste plus rien . D'une grande importance de par ses volumes mais peut être aussi du rôle qu'il jouât en des temps reculés , effacés de la mémoire des hommes , sur ces terres, riches en histoire , il fut l'objet , fort heureusement pour nous ( et surtout pour moi! ) de formidables notes couchées sur papier  ( un vélin sans doute ), écrites au siècle des Lumières par de grands érudits , de savants hommes d'Eglise ,docteurs in utroque jure  , qui , malgré l'élitisme et l’obscurantisme avérés , nous permettent de découvrir ou de redécouvrir toute la richesse du Franchesse d'autrefois.
Perçon , retranscrit au fil des âges sous différents alias , Perçons ,Parson ,tire son origine du vieux français " "parson ", enclos de bois qui servait jadis à parquer moutons et cochons lors du comptage et du triage précédant la v…
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MONSIEUR LA DOUILLETTE , UN LANCIER BIEN ENNUYÉ ! Cette nouvelle signée H.A Dourliac *, parue dans un magasine pour la jeunesse en 1927 ,  relate la mésaventure de Mr la Douillette ,  né " au joli bourg de Franchesse ". Je ne crois pas un instant que son auteure ait choisi Franchesse et ses environs au hasard . Quelles attaches liaient l'auteure avec notre petit village ? Si vous possédez   des informations supplémentaires , n'hésitez pas ! 













* Henriette Arthur Dourliac ( 1860- 1936 ) était une romancière  et journaliste . Membre de la Société des Gens de Lettre ,  Elle a publié de nombreux romans et fut lauréate à l'Académie Française . Son époux , Arthur Dourliac ( 1848 - 1905 ) était également écrivain .



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LA PLÈBE ET LE FASTE
Le duc et la duchesse de Noailles à Limoise

Il  n'est pas dans mes habitudes , c'est une règle , de m'écarter du pays des Lanciers , mais bon , parlons un peu du petit village de Limoise , qui en 1151 , devient paroisse sur l'initiative d'Archambaud V , en ces terres et seigneuries  qui dépendaient jadis de la paroisse de Franchesse.  Mais là n'est pas le sujet ; transportons nous  au début du XVIIIe siècle à Limoise , à environ deux lieues de notre cher village de Franchesse , en l'An de grâce mil sept cent douze , sous le règne du bon Roi Soleil .
Ce samedi sept mai 1712 n'est pas , à n'en point douter , un jour comme les autres et la glèbe ne sera pas travaillée : on attend , au bourg de Limoise , la venue de grands seigneurs , un duc et une duchesse en beaux habits d'argent (1) : la cloche de l'église de Limoise sera bénite , béni soit Saint Jacques ! (2)

" Aujourd’hui , septième jour du moi de may de l'anné…
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LE CHAFFAUD ET SA LÉGENDE






A environ deux kilomètres à l'ouest du bourg de Franchesse , se trouve l'ancien château du Chaffaud. L'édifice , dont l'origine exacte reste incertaine , daterait , dans sa forme primitive du XIVe siècle .
Il tirerait son nom , d'après Frédéric Godefroy , auteur du dictionnaire de l'ancienne langue française du IXe au XVe siècle de " chaffaut", tour de défense en bois et par extension du mot échafaud . L'édifice , reconstruit au XVIIIe siècle n'a conservé de ses dispositions primitives qu'une partie de ses fossés encore en eaux au XIXe siècle. De nobles seigneurs franchessois ont possédé cette terre du Chaffaud durant les siècles ; puis leur lignée va vaciller pour s'éteindre finalement dans les tourments de la Révolution.
J'ai retrouvé la trace de la naissance de la petite Anne Chantenay , fille du  jardinier  au château du Chaffaud et de ses nobles parrain et marraine : " Messire Jean Joseph de La …