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C'EST SI LOIN DÉJÀ

Si loin déjà mais assez proche de nous encore pour que nos ainés ( ils ne sont plus nombreux ) se souviennent . Se remémorer encore ces visages comme sur cette photographie originale prise vers 1908/1910 juste avant la Grande Guerre .  









Les figurants posent , dans une belle mise en scène devant la boulangerie Brivet , place du champ de foire ( aujourd'hui place pierre Brizon )  . Cette boulangerie qui n'existe plus se trouvait à coté de l'auberge du Cheval Blanc , disparue elle aussi .
J'ai pu identifier sur le cliché :
• Debout 4ème en partant de la gauche, Marie FONTENIL ( née en 1889 à Pouzy-Mésangy ) , bonne d'hôtel au Cheval Blanc , tenu par Pierre AUBOIRON et sa femme Marie , née DESFORGES.
• n° 1 Debout sur le pas de porte , la boulangère , Marguerite BRIVET ( née CHAUSSIN à Bessay-sur-Allier en 1886 ) épouse de Claude BRIVET , boulanger ( né en 1886 à DYO , Saône-et-Loire ).
Mr et Mme BRIVET , mariés le 1er avril 1905 à Bessay-sur-Alli…
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UN BEL EXEMPLE DE PATRIOTISME ! 
J'évoquais dans un article la croix des Quatre Vents " sauvée " grâce à l'intervention du docteur Gouraincourt . Cet article me sert de transition pour évoquer à nouveau Achille Gouraincourt par une lettre manuscrite destinée au préfet de l'Allier. La guerre franco-prussienne de 1870 fait rage . La France , mal équipée manque de fusils et d'hommes et subit de marquantes défaites. On fait appel à la Garde Nationale mobile. Dans les villages on réquisitionne suivant leur taille,  fusils et hommes jeunes ( sur tirage au sort ) , mais aussi du foin pour les chevaux et du bétail pour nourrir les soldats.
Le nombre de blessés croît considérablement . Dans une circulaire ,  le Préfet de l'Allier ( le baron Edmond Charles Nicolas Servatius ) fait appel aux bonnes âmes afin d'héberger , pour ceux qui le peuvent , les blessés de guerre.
Achille Gouraincourt ( cf mon article docteur Gouraincourt , médecin de pauvres ) , médecin …
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LA CROIX DES QUATRE VENTS
Les vieilles maisons de pierre aux tuiles moussues couvrant les façades nues , les croix oubliées posées là , aux carrefours d'anciens chemins et d'habitations apportent au promeneur un apaisant sentiment d'immuabilité. Nous croyons , avec force certitude et cela est bien naturel que ces artéfacts ont toujours été là où ils se trouvent , mais l'approche est erronée . La croix des Quatre vents , ce n'est qu'un exemple , n'a pas toujours été à la place où elle se tient actuellement . Ce déplacement salvateur pose cependant problème : le choix originel de l'emplacement de ces croix  n'est aucunement  dû au hasard mais justifié par des raisons bien précises ; les déplacer altère hélas leur sens spirituel et pratique. Ces croix " de carrefour" servaient à marquer des emplacements privilégiés , mais aussi à délimiter des parcelles , et pour certaines le lieu où l'on se donnait rendez-vous dans un but plus ou moins …
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VOUS REPRENDREZ BIEN QUELQUES PRUNES MONSIEUR SUCHAL !
Niché dans un écrin de verdure , non loin du bourg de Franchesse , route de Couleuvre , le restaurant Le CHUCHAL , installé dans un ancien corps de ferme restauré avec soin , mérite le détour. On y mange bien et ses hôtes sont charmants. Sa réputation n'est plus à faire et l'auberge reste une adresse incontournable pour qui souhaite passer un excellent moment à table .




L'auberge du Chuchal est ainsi appelée en référence à  Chuchal ou Suchal qui en Bourbonnais , du côté de Moulins signifiait gros mangeur , qui mange comme un goinfre. " Celui là , il mange comme un chuchal ! " écoutait-on pour parler de celui qui avait un appétit démesuré . Louis Suchal , qui n'aurait pas déplu au F .·. Rabelais et aurait alimenté les chroniques gargantuines , l'ogre de Moulins , à qui l'on doit cette expression avait de l'appétit c'est le moins que l'on puisse dire , nous allons le voir plus loin .
Lou…
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Léon ROQUET , un député sous surveillance
.·.

Léon Roquet , est un ovni dans le paysage Franchessois. Né à Moulins le 2 mars 1849 , il est le fils de Jean-François Roquet , notaire à Cérilly. Elu maire de Franchesse en mai 1892 , succédant ainsi à Ernest Lacoûture , il le restera jusqu'en janvier 1904 , date à laquelle il démissionne de son poste de maire , laissant son fauteuil de premier édile à Louis Jamet , dès février 1904. J'ignore cependant les raisons de cette démission .
Rien , ne laisse présager vraiment Léon Roquet au poste de maire de Franchesse sur une durée aussi longue , ce dernier  semblant n'avoir aucune attache familiale apparente sur notre petite commune. Il n'y résidait pas mais était de fait propriétaire foncier à Franchesse, enfin c'est ce qui est inscrit sur l'Annuaire de l'Allier en 1898.
Ce bien , il l'avait hérité de sa grand-mère  maternelle, Marie Agnès Eléonore Moitié , fille de Charles Nicolas Moitié , notaire , feudiste ,…
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Brizon fait encore des siennes !

12 décembre 1916. Le journal le Rappel nous signale de violents incidents à la chambre des députés. Pierre Brizon qui on le sait refusera de voter les crédits de guerre avec les instituteurs-députés  Blanc et  Raffin-Dugens ( surnommé " raffut d'urgence " à l'Assemblée ) va laisser exploser sa colère en réponse à la réplique assassine du député Bouge (*) : " Combien touchez-vous de l'Allemagne ? "
Que dire de Alexandre Blanc ( quel courage ) qui déclare  renoncer ce jour , en faveur de M.Brizon , à son tour de prendre la parole ( va au casse pipe Brizon ! ).
Et là Brizon de lancer son verre d'eau sur son accusateur , puis le plateau qui échoue près d'un huissier…Avant qu'un secrétaire de séance , Paul Ribeyre  (**)  n'attrape Brizon par les cheveux.






















































(*) Auguste Bouge (1853-1931 ) homme politique , député des Bouches du Rhône ; 1er adjoint à la mairie de Marseille , député très actif durant 4 législatures…
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ARMISTICE 1918

En ce jour de centenaire de l'armistice 1918 , la disparition du jeune Franchessois Claude VILLE symbolise à elle seule le massacre de toute une génération de jeunes hommes dont les conséquences tragiques vont impacter durablement notre pays sur de longues années , à tel point que 36 000 communes vont , par une volonté inébranlable ériger , au prix de sacrifices financiers conséquents , leur monument aux morts et marquer d'une plaie indélébile le traumatisme ancré à jamais dans l'esprit collectif .

Il est le plus  jeune soldat incorporé de Franchesse à 19 ans , le plus jeune tué à 20 ans et 6 mois , fauché à 3 mois seulement  de l'Armistice entre le Fretoy et Beuvraignes en terre de Somme , lors d'une des dernières offensives Allemandes .

Le jeune homme de Bardonnière ne rentrera pas chez lui.





fiche de registre matricule





  Fiche de transcription


Un jeune homme Français au bleuet , et de l'autre côté du Rhin son Frère au myosotis blanc, tandis qu…
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QUELQUES VIEILLES PHOTOS
Un jazz band à FRANCHESSE . L'année m'est inconnue. Années 20 peut être ?

Photo des conscrits ? Année inconnue...




Orchestre La Joyeuse Lancière. Photo prise le 30 janvier 1944 en pleine guerre .





Je recherche des informations sur ces vieilles photographies. Si vous avez reconnu une personne , le lieu ou bien l'origine de ces clichés , n'hésitez pas à me le faire savoir!

Ålexandre
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Misère et dénuement dans la campagne Franchessoise

La chute de la Monarchie et la Révolution Française n'ont en rien atténué la paupérisation grandissante dans les campagnes , loin s'en faut. Franchesse , dans les années 1790 a son lot de misère et d'injustice. Elle dépend du District Révolutionnaire de Cérilly , et Bourbon , le chef lieu de canton  se nomme désormais Burges-Les-Bains . C'est aussi l'époque des arrestations pour les réfractaires au régime , bien souvent sur dénonciation . Les églises renommées Temple de la Raison ( pour celles sauvées de la destruction ) servent d'entrepôt et de lieu de réunion , et les curés sont chassés de la commune.  Franchesse est administrée par des officiers municipaux , nommés par le District de Cérilly , des notables et des gros propriétaires . Pour l'année 1793 on trouve Saulnier, maire, et gros propriétaire comme Peubrier et Sadde , Nicolas Moitié , secrétaire- greffier ( un notaire ) , Béraud procureur de la commu…
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C'est les années 30 !
Petit panel de ce qui s'est passé dans ces années là , des joies , des peines , la vie quoi!

1930 , le constat est flagrant ; désertification des campagnes , exode rural , les jeunes quittent le pays pour aller travailler en ville ; il y a du travail dans les usines , une nouvelle vie commence et la population de Franchesse fond comme neige au soleil .








9 juillet 1931 :




10 juillet 1932 :





11 aout 1933 :
11


Le docteur Litaud de Bourbon , était très estimé et a rendu visite à nombre de malades à Franchesse.La plaque de son cabinet était encore présente il y a peu , devant sa demeure; lorsque que j'ai voulu la photographier , hélas cette dernière avait été déposée.





le 21 juillet 1939




1939 : " l'affaire  des peupliers au Moulin Goury " et Gabriel Giraudet , notre maire, qui fait installer le téléphone à la mairie.









paru en 1939 : ( donc événements déroulés en 1938 )




22 février 1939 :



1938 :