Articles

Affichage des articles du 2015
Image
BUFFIN, CHEF D'ESCADRON , OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEUR : UN LANCIER AU PARCOURS ATYPIQUE




Jules Joseph Armand BUFFIN voit le jour le 19 mai 1846 dans le petit hameau de Rouère , à quelques centaines de mètres du bourg de Franchesse . Son père , Jean Baptiste , et sa mère Geneviève ( née Patissier ) , propriétaires cultivateurs vivent de leur petite  exploitation, aidés de l'aîné Joseph et du cadet de la famille , Eugène . Mais Jules  lui , choisit une autre voie , celle de l'uniforme.

Engagé volontaire à 18 ans , le 11 septembre 1864 à Versailles au 9e régiment d'artillerie pour un durée de 7 ans , il commence sa carrière militaire comme 2eme canonnier servant .
Affecté au 1er RA du 1er juillet 1867 au 20 juin 1870 ,  il est nommé sous officier avec le grade de maréchal des logis chef ( sergent -chef ) .

Six mois plus tard , le 29 décembre 1870 , alors muté au 12e Ra , il reçoit les galons d'adjudant . C'est à cette époque  qu'il combattra contre la Pruss…
Image
LE BAPTÊME DES CLOCHES DE L'ÉGLISE DE FRANCHESSE

Traditionnellement , dans l'église catholique les cloches des églises étaient baptisées et ce fait important était retranscrit dans les registres paroissiaux. Considérées comme " les filles de l'Église " ,certaines même avaient pour parrain des rois de France comme le fameux bourdon de Notre Dame de Paris ,l'énorme cloche de 13 tonnes que j'ai eu l'occasion de voir de près et de faire sonner ( un peu ..) .
Plus modestement , les cloches des petites paroisses comme Franchesse , avaient pour parrains et marraines les nobles seigneurs ou les desservants de l'église.

J'ai retrouvé dans les registres paroissiaux de Franchesse le baptême de la grosse et de la moyenne cloche . En voici la trace :

Bénédiction de la moyenne cloche Saints Abdon et Sennen
" Aujourd'hui sixième d'août 1736 à été bénite par moi soussigné , avec la permission de Monseigneur l'archevêque de Bourges en date du 21 ma…
Image
L'ÉGLISE DE FRANCHESSE(SUITE ET FIN)




La vieille dame de pierre n'a pas subi de grandes modifications depuis sa construction, hormis le portail remanié au XIXe et la flèche autrefois de pierre,remplacée par une charpente recouverte de bardeaux de châtaignier.D'une longueur de 31,50m (hors oeuvre)et d'un transept long de 20,60m,elle s'inscrit dans des proportions quasi parfaites.Elle se compose d'une nef,d'un transept,d'une très belle abside et de deux élégantes absidioles ouvertes sur le transept.





A l'intérieur,les chapiteaux des piliers sont assez remarquables: l'un d'eux représente,d'après J.Clément ( lire ci-dessous)la scène du mariage, un autre la Vierge tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux,levant la main pour le bénir,un autre encore un homme à tète d'animal,un ciboire sur un pied à torsades,ou encore un hiboux aux ailes éployées dont les serres s'agrippent à l'astragale.Un autre encore représente un damier et, …
Image
L'EGLISE DE FRANCHESSE SUITE... LA GRIFFE DU DIABLE 


A Franchesse, les lanciers (curieux épithète que portent les habitants du village, dont l'origine demeure un mystère même si j'explore quelques pistes...) aiment  raconter,non sans humour, que cette "griffure" présente sur le mur sud du transept,à coté de l'ancien presbytère, serait l'oeuvre du diable. L'origine,dirons nous est un peu plus "guerrière". Une très vieille coutume moyenâgeuse consistait à ce que les seigneurs avant de partir à la guerre, polissaient leurs armes contre la pierre du mur de l'église,afin d'obtenir la protection divine de la très Sainte Église et bien sur la victoire sur l'ennemi...
Ces polissoirs ne sont pas spécifiques à l'église de Franchesse; on en trouve sur bon nombre d'édifices religieux un peu partout en France et certains même en sont couverts sur pratiquement toute leur longueur.
Une autre version existe cependant : selon une viei…
Image
L'EGLISE SAINT ETIENNE DE FRANCHESSE  ( Ecclesiam de Francisiis )
I) Le commencement

Si vers 1150,1151 Ebbes VI (Ebbes de Déols )fonde en Berry la ville franche de Saint-Amand,c'est quatorze années auparavant ,en 1136 qu'Archambaud V de Bourbon crée une ville franche dans ses domaines en la paroisse de Franchesse.La charte d'affranchissement de Saint-Amand est copiée parait-il mot pour mot sur celle d'Archambaud V.
En 1151, il en établit une autre (avec l'accord de Pierre de la Châtre,Archevêque de Bourges) sur les terres de Franchesse, en un lieu nommé Limoin.Ce "limoin" en question est Limoise,petit village situé à cinq kilomètres de Franchesse environ.
Ainsi l'érection d'une nouvelle paroisse venait d'être fondée sur le territoire franchessois avec la construction de l'église Saint Jacques de Limoise (ecclesiam de Lesnelia ).
Il est à noter d'autres paroisses existantes à la même époque comme en atteste la correspondance des pa…

le petit village du bocage

Image
il est un petit village comme tant d'autres en France; pourtant il mérite qu'on s'y intéresse , de par son histoire, son patrimoine culturel (certes modeste), mais aussi humain, comme ces personnages qui ont marqué à leur façon  l'histoire locale de ce petit village : si on parlait de FRANCHESSE ?
Le commencement  FRANCHESSE existait déjà sans doute quand l'an 496 voit la victoire écrasante de CLOVIS sur les alamans comme en temoigne l'abbé BLETTERIE*lors des fouilles fin19e s dans l'église st Etienne,et qui mentionne la decouverte de dalles funéraires d'epoque mérovingienne.

les Alamans,peuplade germanique sont des barbares , tout comme les francs d'ailleurs; l'actuelle rue des Lanciers s'appelait autrefois chemin des alamans, traversait le bourg et s'arretait au lieu dit l'arbre sec pour continuer sur la croisée d'une voie romaine en direction de Bourges. 
Quelques decennies plus tard,Clotaire Ier (fils de clovis )devient roi des f…
FRANCHESSE ET LE TERRIBLE HIVER 1709 
" L'année du chair temps, que les bleds, les arbres et notamment les noyers sont tous morts. Le froment se vendoit quatre livres(1)le boisseau(2)pour semer, les bleds ayant esté presque tous perdus par la gelée de l'hyver précédant et par les neiges"
Tels sont les propos recueillis par le chanoine moret et qui donnent l'aperçu de ce que fut le terrible hiver en cette année1709. 
L'hiver 1709 fut d'une rigueur dont on ne connaissait pas d'exemple et dura jusqu'en mars. Fleuves et rivières gelèrent, le rhône fut arrêté dans son cours,la mer fut prise sur les côtes et partout périrent les arbres fruitiers. En mars, au redoux, les cours d'eau débordèrent et les inondations firent d'immenses ravages.
La mortalité doubla,suite aux épidémies et à la famine. 
On se vit réduit à faire du pain en mêlant du son à de la fougère et diverses autres substances.
On recense de nombreux décès par empoisonnement dûs à l…
Image
LA BORNE MILLIAIRE DE FRANCHESSE 







Implantée sur un vieux chemin communal ,reliant autrefois Franchesse à Couleuvre ,  non loin de la rivière la Bieudre  déjà connue des Celtes , et découverte par le docteur de La Coutûre alors maire de Franchesse , la borne milliaire de Margeat , témoigne d'un passé gallo-romain sur notre petite commune. Le vieux chemin communal qui l'héberge portait autrefois le nom de chemin des meuniers ,( présent sur le  cadastre napoléonien mais marqué d'aucun nom toutefois ) , hypothèse qui semblerait confirmée puisque Robert , notre  ami guide et accompagnateur qui connaît bien les lieux ,  nous a indiqué que non loin du chemin existait un moulin .
De forme parallépipédique , taillée dans la masse dans un bloc d'arkose de Bourbon ,  elle dégage  quelque chose de particulier , assez difficile à expliquer, comme une sorte de magnétisme, l'uranium étant souvent présent dans les gisements de grès arkosique , relativement bien présent sur la terre…
Image
UN PEU DE PUB !

Journal le Petit Parisien juillet 1891
Image
Docteur GOURAINCOURT,médecin des pauvres,château des quatre-vents Franchesse 

Jacques-Achille Gouraincourt,est né à Bourbon l'archambault, le 9 juillet 1820.
Fils d'un contrôleur des impôts indirects à Sèvres(Hauts-de-Seine ),et brillant élève du séminaire d'Yzeure (actuel Lycée Jean Monnet ), du lycée de Lyon et de Versailles, où il avait obtenu les prix d'excellence dans plusieurs classes et remporté de grands succès en histoire naturelle et en mathématiques,il commença ses études médicales à Paris dès l'âge de 19 ans (1840).Élève de Fouquier (1) et de Velpeau ( 2 ) à la Charité,il eut l'honneur d'être distingué par ce dernier et d'en devenir le secrétaire (1841-1845 )et de collaborer avec lui pour son ouvrage sur le strabisme (1842 ). Il fut aussi l'élève de Paul Dubois ( 1795-1871 obstétricien et médecin accoucheur de l'impératrice Eugénie ) , à l'hôpital des Cliniques et répétiteur de médecine opératoire à l'École pratique. Le 25 n…
Image
PIERRE BRIZON 16 MAI-1878- 1 AOÛT 1923 SUITE ET FIN 




1919 LA FIN DE LA DÉPUTATION




La campagne électorale de Brizon pour les législatives en cette fin d'année  1919 restera marquée par divers incidents notamment lors de réunions publiques à Moulins le 28 novembre  et à Lapalisse le 8 novembre.























Il sera finalement battu aux élections par Gaston Vidal . Était- ce une surprise ? Pas vraiment; la guerre était passée par là , les temps avaient changé; et puis Gaston Vidal était un héros de guerre : sportif émérite avant la guerre , officier courageux aux chasseurs alpins , capitaine plusieurs fois décoré ( Légion d'Honneur , Croix de Guerre avec palme ), blessé de guerre , celui-ci ne manquait pas d'arguments.









La fin d'année 1919 sera aussi pour Brizon marquée par la défaite de sa liste aux municipales de Franchesse , celui-ci arrivant bon dernier de celle-ci.







Le 8 août 1922 , Pierre Brizon épouse en secondes noces à Paris , Marcelle Eugénie Marie Marques de 13 ans sa cadette,  pl…
Image
PIERRE BRIZON (16 MAI 1878 - 1 AOÛT 1923 )SUITE
 - Brizon s'adressant aux journalistes :  " Vendus ! Valetaille ! Domestiques !"
 - Le journaliste  parlementaire sur un air de chanson :  " Brizon  est le fils d'un gnaff (*)    qui fait des ribouis  Mais en fait d'orthographe     Il sait peau d'zebi !" 
 ( * ) Un gnaff était un pauvre bougre qui subsistait en ressemelant les chaussures.

Voilà un petit échantillon très" significatif" , extrait d'un article de Paul Crouzet , de ce que pouvait être les relations entre Brizon et une certaine presse mais qui prouve que celui-ci avait " du répondant" face aux attaques. D'ailleurs les interventions de Brizon à la Chambre étaient parfois féroces, et lui vaudront même  une fois une expulsion ( pour 15 séances ) de la Chambre.
je vous livre ici en intégralité l'article de Paul Crouzet :

Pierre Brizon l'homme de presse  


C'est en janvier 1918 que Pierre Brizon fonde le journal La Va…
Image
LE MIRACLE DE SAINT MENOUX 
Dans l'ouvrage " histoire de Saint Menoux" écrit par le chanoine MORET*,on trouve le cas d'une guérison miraculeuse d'une femme de Franchesse :




















Ce fait "miraculeux" relaté par le chanoine,remonte au mois de mars de l'année 1592




LE CHAMP DE LA JUSTICE 
A Franchesse comme d'autres communes du bourbonnais d'ailleurs,existe un lieu-dit nommé la Justice à la sortie du bourg,en direction de Limoise. Un nom bien évocateur mais qui, au moyen âge était synonyme de terreur:C'était le lieu où étaient pendus les condamnés à mort. On y dressait soit des grandes fourches,soit des grandes potences,placées dans un lieu élevé du territoire...  
*LE CHANOINE JULES-JACQUES MORET( Franchesse 17/7/1846 Moulins 19/3/1920)
Jules-Jacques MORET est né le 17 juillet 1846 dans le bourg de Franchesse,fils de Gilbert MORET(1) maréchal,au bourg de la commune.

 J.J MORET passa son adolescence à Commenty et plus tard à l'Institution S…
Image
PIERRE BRIZON ( 16 mai 1878-1er août 1923 ) SUITE






Pierre Brizon , après avoir passé une licence en droit à l'époque où il enseignait à Rennes obtient le titre d'avocat à la Cour d'Appel de Paris . ( je ne dispose d'aucune information sur la date , ni sur le nombre de ses plaidoiries à part un bref article que je ne retrouve plus , lu dans la presse de l'époque , où Brizon aurait refusé d'assurer la défense d'un syndicaliste ).
Réélu député ( du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919 ),il porte à la tribune de la Chambre à maintes reprises de virulentes protestations contre la guerre mettant en cause la responsabilité des dirigeants.
Il participe , du 24 au 30 avril 1916 à la conférence de Kienthal ,( qui fait suite à celle de Zimmerwald ) avec deux autres députés , Alexandre Blanc et Jean-Pierre Raffin-Dugens ,Alphonse Merrheim et Albert Bourderon n'ayant pu y participer , leurs passeports leur ayant été retirés. Le 24 juin 1916 , et c'est une première en F…
Image
DIX FRÈRES SOUS LES DRAPEAUX !


La Grande Guerre ne s'est pas contentée de broyer des millions d'hommes; elle a engendré drames et misère sociale et ce , jusque dans nos campagnes.Qu'a-t-elle  bien pu se dire cette veuve, lorsque la guerre est venue lui prendre ses dix fils ?Qu'a-t-elle bien pu ressentir Gabrielle ( * )lorsqu'on est venu lui annoncer que trois de ses fils ne reviendraient jamais ? Oh bien sûr elle n'avait sûrement ni le droit ni le temps de s'apitoyer sur son sort, car qui allait s'occuper des bêtes ?les moissons ? Elle bien sûr, aidée de ses deux filles, Lucie et Marie dont les époux eux aussi étaient partis au front.
A Gabrielle,Lucie,Marie, aux ouvrières en haillons crevant de faim, qui osèrent se révolter lors des émeutes de 1816 à Franchesse, aux courageuses femmes du bourg qui sauvèrent l'église de la destruction pendant la Révolution,à toutes ces héroïnes de l'ordinaire, je dédie cet article. 
Alexandre Cornieux  

( * ) G…