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Affichage des articles du juin, 2015
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MES AUTRES CAMARADES DISPARUS NON INSCRITS SUR MA STÈLE

JEAN DESCHAMPS né le 23 février 1893 à Lurcy-Lévis ( 03 ); soldat au 13e RI , décédé des suites de maladie contractée en service le 12 décembre 1914 à l'hôpital complémentaire de Saint Nicolas de Port ( 54 Meurthe et Moselle ) .Inscrit sur la plaque commémorative de l'église de Franchesse , Jean était journalier à Lurcy-Lévis ; il avait 21 ans .

GUSTAVE BOBIER né le 8 octobre 1892 à Saint-Plaisir ( 03 ); canonnier servant au 37e RAC ( artillerie ) , il décède le 9 janvier 1915 à l'hôpital temporaire de Bayon ( 54 Meuthe et Moselle ) des suite de blessures de guerre . Inscrit sur la plaque commémorative de l'église de Franchesse ,  Gustave était garçon de café à Paris ; il avait 23 ans .


GILBERT VIRMOUX né le 2 juillet 1875 à Franchesse; soldat au 54e RIT; tué à l'ennemi le 17 janvier 1915 à Hautefraye ( 60 Oise ); inscrit sur le monument aux morts de Limoise ( 03 ) ,Gilbert avait 40 ans.


JEAN ALLOT né le 3 juille…
MES CAMARADES DISPARUS EN 1917,1918,1919, ET 1920
PHILIPPE BOUCULATné le 15 juillet 1882 à Franchesse ; soldat au 1er RI , il décède des suites de maladie aggravée en service le 29 mars 1917 à Châlon -sur -Saône ( 71 Saône et Loire ) .Philippe était cultivateur à Lurcy-Lévis ( 03 Allier ); il avait 35 ans.
JEAN DESCHAMPS né le 16 février 1897 à Franchesse; soldat au 11e RI ; tué à l'ennemi le 17 avril 1917 à Moronvilliers , cote 227 ( 51 Haute Marne ) ; Jean était domestique à Franchesse ; il avait 20 ans.


JULIEN JOACHIM né le 31 octobre 1887 à Franchesse ; soldat au 413e RI;; décédé des suites de blessures de guerre le 28 mai 1917 à l'hôpital de Montigny-sur-Vesle ( 51 Haute Marne ) . Inhumé à Montigny-sur-vesles ,Julien était cultivateur à Franchesse ( 03) ; il avait 30 ans.




ARISTIDE PETITJEANné le 30 juillet 1892 à Franchesse ( allier ); soldat au 256e RI; décédé des suites de blessures de guerre le 21 juillet 1917 dans l'ambulance à Ville-sur- Cousances ( 55 Meuse ); citat…
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MES CAMARADES DISPARUS EN 1916

JEAN GORAND  né le 27 juillet 1884 à Saint Plaisir ( Allier). Soldat au 201e RI tué à l'ennemi le 7 mars 1916 à Douaumont (55). Jean était cultivateur à Baffetière. Il avait 32 ans.

JEAN CHATARDné le 4 juin 1871 à Magnet ( Allier ). Soldat au 259e RIT tué à l'ennemi le 18 mars 1916 à Flirey ( 54 ).Jean est inhumé au cimetière de la Carrière de Flirey. Il avait 45 ans.

JEAN MALLET né le 29 avril 1871 à Agonges ( Allier ).Soldat également du 259e RIT. Tué le même jour que Jean Chatard, le 18 mars 1916; il est également inhumé au cimetière de la Carrière de Flirey ( 54 ). Jean était cultivateur; il avait 45 ans.

JEAN GAUVAND né le 12 décembre 1883 à Saint Aubin le Monial ( Allier ).Caporal au 121e RI. Tué  à l'ennemi le 21 mars 1916 dans le bois de Malancourt (54 ) .Jean était cultivateur à Limoise ( Allier ). Il avait 33 ans.

ALBERT FONTENILLE né le 21 mars 1893 à Saint Plaisir ( 03 ).Canonnier au 37e RA ( artillerie ). Tué au champ de bataille le 2…
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MES CAMARADES DISPARUS EN 1915 

CLAUDE FORGE  né le 13 mai 1881 à Saint-Léopardin d'Augy ( Allier ).Sergentau 321e RI.Décédé  le 26 janvier 1915 à l'hôpital temporaire deVillers-Cotterêt( 02 ) des suite de maladie contractée en service.Facteur auxiliaire de 1907à1908 à Franchesse,élu au conseil municipal sous le mandat Brizon , Claude était cultivateur au Painchaud il avait 34 ans.













GEORGES BERTHOMIER né le 30 juillet 1882 à Franchesse ( allier ).Soldat au 321e RI. Décédé le 29 janvier 1915 à Montluçon ( Allier ) des suites de maladie contractée en service.Elu au conseil municipal de Franchesse sous le mandat Brizon,Georges était cultivateur , il avait 33 ans.

JEAN PAGEné le 1er avril 1882 à Franchesse. Soldat au 16e RI. Décédé le 1er février 1915 à l'hôpital de Montauban ( 82 ) des suites de maladie contractée en service. Jean était cultivateur il avait 33 ans.

JEAN- BAPTISTE PAILLERETné le 17 mars 1895 à Franchesse. Soldat au 63e RI.Décédé le 13 avril 1915 à l'hôpital tem…
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MONOLOGUE DU POILU DU CIMETIÈRE DE FRANCHESSE  (Je n'ai pu résister à l'envie de publier cet article , préparé depuis longtemps déjà.. )



Je suis un géant de calcaire blanc. Je domine de toute ma hauteur le cimetière de Franchesse . J'ai vu le jour , il y aura presque un siècle dans les ateliers Moretti de Moulins. Je suis l'oeuvre de Paul Herblay , mon sculpteur. Je ne suis pas seul , j'ai deux frères jumeaux , un à Villeneuve sur Allier , un autre à Mers sur Indre . Je suis le poilu du cimetière de Franchesse. Je suis là , figé, impassible et stoïque.  Sous mes pieds , est inscrit à jamais le nom de mes quarante-huit camarades disparus.  Je suis le dernier rempart contre l'oubli , car l'oubli est une deuxième mort. je suis la sentinelle de la mémoire , de leur mémoire .  Je suis le poilu du cimetière de Franchesse. Je suis leur gardien , leur Cerbère et leur Styx à eux se nomme tranchées ,car ils ont connu l'Enfer. Mais je suis aussi ce père aimant qu'on ne r…
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QUAND LÉON ROQUET SE SOUCIAIT DE L'INSTRUCTION DES LANCIERS
Léon ROQUET est né le 3 mars 1849 à Moulins d'un père notaire.Il possédait d'importantes propriétés à Franchesse. En 1882, il est élu député de l'Allier à la mort du regretté docteur Balthazar Vinatier, député-maire de Lurcy-lévis. Député jusqu'en 1885, il ne se représente pas et quitte la vie politique.  Il est élu maire de Franchesse en mai 1892. Il est également l'auteur d'un livre sur la politique " Franc vote et juste représentation " paru en 1902.Il décède le 15 janvier 1922 au Veurdre.

Le souhait d'une bibliothèque populaire formulé par Léon Roquet était fort louable mais , essuyant un refus de la part de Monsieur le préfet Fradel,ce dernier avait-il vraiment tort? Je n'en suis pas si sûr!Mais je vous laisse juges... 

Alexandre Cornieux


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LOUIS ERNEST LA COÛTURE MAIRE DE FRANCHESSE (FIN )


QUAND LE MAIRE DE FRANCHESSE SOUHAITAIT SANCTIONNER LES SÉDUCTEURS IMPÉNITENTS ! 
je vous livre ici une lettre rédigée par Louis Ernest La Coûture,maire de Franchesse datée du 22 février 1891 adressée au secrétaire général de la préfecure ( sous préfet de l'Allier ) .

 A l'heure de la parité homme-femme , La Coûture était déjà en son temps un ardent défenseur des droits de la femme. Rendons lui cet hommage. 

Aujourd'hui ,en 2015, cette lettre pourrait nous faire sourire , mais n'oublions pas qu'elle est le reflet des moeurs et du carcan social qui sévissaient encore en cette toute fin du XIXe siècle.

A cette époque , il était absolument inconcevable qu'une femme ait un enfant sans être mariée ; une telle situation jetait l'opprobre et la honte sur ces malheureuses ainsi que le rejet de leur propre famille.

Je ne peux , pour finir , m'empêcher de penser à cette " Louise " ,dans la si jolie ch…
LOUIS ERNEST LA COÛTURE MAIRE DE FRANCHESSE ( SUITE )
Élu maire de Franchesse en 1878 ,Louis Ernest La Coûture  succède à M Laporte.  Il laisse de nos jours quelques traces de sa présence comme maire de Franchesse avec, notamment l'inscription : L.E La Coûture Maire de Franchesse gravé sur le fût de la Croix de la Mission datant de1884, et sur le vitrail de l'abside de l'église de Franchesse ( 1869 ) avec, inscrit au bas de celui-ci : don de M et Mme L.E La Coûture. Maire depuis 1878 disais-je , il le restera jusqu'en 1892 battu par Léon Roquet ,l'ancien député. On raconte que l'élection du nouveau maire de Franchesse fût assez animée , certaines personnes dans l'assistance n'hésitant pas à lancer quelques invectives , d'autres s'essayèrent même  à quelque calembour patronymique assez douteux du style : " Ah La Coûture craque ! " ou encore " ça y est ! La Coûture lâche !" 
En 1875, le docteur La Coûture est élevé au grade de chef…
LA REVOLTE DES LANCIERS PENDANT LA TERREUR BLANCHE
La Terreur Blanche, période trouble de l'Histoire qui voit le retour de la monarchie en France,est marquée par de nombreux incidents liés aux guerres,mais aussi par la misère qui touche les basses couches de la population. 
En 1816, les arrondissement de Moulins et de Montluçon voient leur récolte de toute nature tomber en dessous de la moyenne. Afin d'enrayer la hausse des grains, et de diminuer la cherté du pain,Louis XVIII accorde des primes pour importer froment,seigle, orge et autre avoine.Ce sera l'inverse qui arrivera car cette mesure servit surtout à enrichir les spéculateurs et les gros propriétaires (qui préfèrent vendre aux marchands de gros à meilleur prix plutôt qu'au détail à la population)tant et si bien que dès 1816 le blé monte à 5 francs le double-décalitre, jusqu'à 7 francs en 1817.Pourtant il ne manquait pas dans les greniers,mais sa cherté le rendait inaccessible aux plus démunis. La misère de…
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LOUIS ERNEST LA COÛTURE , MAIRE DE FRANCHESSE 
Louis Ernest La Coûture est né le 13 juillet 1836 à Cusset ( Allier ). Son père exerçait la profession de notaire dans cette ville, tout comme son grand-père, notaire impérial. Les La Coûture sont issus d'une très vieille famille bourbonnaise originaire du canton des Basse-Marches ( le Donjon ), mais aussi d'Arfeuilles ( montagne bourbonnaise ).
 Âgé d'à peine 18 ans, il s'engage dans l'armée durant la guerre  de la Baltique ( du 8 juin 1854 au 8 juillet de la même année ), ainsi que pendant la guerre de Crimée du 9 juillet 1854 au 1er juin 1856 et participe à la prise de Sébastopol.Il sera à ce titre décoré de la médaille de la Baltique et de la Crimée , hautes récompenses instituées par Sa Majesté la reine Victoria d'Angleterre.


Délaissant la carrière notariale pour choisir la médecine , il s'installe dans la capitale vers 1860.

Alors domicilié rue de la Bruyère à Paris ( 9e ) , il épouse *Eugénie Foussé de …