ET LA LUMIERE FUT




Le charmant bourg que nous connaissons actuellement n'a pas toujours été dans cet état là . Au début du siècle dernier l'éclairage public va devenir une priorité tant pour la sécurité que pour la circulation des biens et des personnes ,  l'obscurité représentant un danger pour le piéton lambda comme celui de se faire renverser par une voiture ( à cheval bien sûr !) .


C'est en 1908 que la municipalité décide d'installer quelques réverbères pour l'éclairage du bourg. Grand bien lui en fasse ! Devenus obsolètes ( déjà parlait-on d'obsolescence programmée ? ) ils seront modifiés dès 1912 par l'adoption  de becs fonctionnant selon le système Parpaillon dont les publicités de l'époque bien laudatives ma foi , vantent l'économie du système et la diffusion d'une lumière  plus forte. Plus tard le nombre de réverbères sera augmenté .

F.Parpaillon , négociant à Bordeaux , était spécialisé dans la vente et l'installation de lanternes d'éclairage public. Ses réverbères en fonte d'une grande robustesse ,au procédé révolutionaire et résolument moderne pour l'époque , étaient alimentés au " gaz hydrocarburé " , ( au pétrole ). Le contrat de vente prévoyait outre la pose avec les supports de lampes , la fourniture d'une bague allumoir , d'une perche , le combustible à raison de 50 à 60 centimes le litre , vendu en bonbonne de 50 à 60 litres  et l'entretien de l'installation.
Ce type d'éclairage sera vendu et installé partout en  France.
Franchesse aura son allumeur de réverbères et ce dernier , devant l'ampleur de la tâche demandera une augmentation de salaire : " délibération du 17 février 1913 ; l'allumeur de réverbères demande une augmentation; le Conseil autorise le maire à mettre cet emploi en adjudication amiable."
Il est vrai que chaque matin il fallait monter à l'échelle à environ 3 mètres de hauteur , allumer les becs , faire le plein des réservoirs ( autonomie de 3 à 4 jours ) et le soir même opération pour les éteindre !

Sur cette vieille carte postale , à droite , on aperçoit nettement " le fameux bec type Parpaillon " avec son support,  sur la façade de la maison (actuelle maison n°2 Rue des Lanciers ) et , en arrière plan , un autre bec à l'entrée de la rue traverse ( " le rouetton " , actuel n°13 de la Rue des Lanciers ) .






Ce système d'éclairage publique , sera abandonné dans les années 30 avec l'arrivée de l'electricité , et les beaux lampadaires en fonte seront déposés et tous détruits.
Tous détruits ? Pas si sûr ! Un seul au moins sera sauvé de la destruction . Restauré avec soin , transformé en objet décoratif du plus bel effet , il  trône désormais au milieu des fleurs. Saluons l'heureuse initiative de son propriétaire !



Le beau réverbère " Parpaillon " aujourd'hui , avec en arriere plan , à gauche de la photo , le lampadaire actuel ( électrique bien sûr )

Alexandre.
Remerciements : merci à Nicole et Jean-Luc pour leur aimable et sympathique autorisation.






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