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Affichage des articles du 2018
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PIERRE GUESTON , CURÉ DE FRANCHESSE , DÉPORTÉ SOUS LA RÉVOLUTION




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ET LA LUMIERE FUT



Le charmant bourg que nous connaissons actuellement n'a pas toujours été dans cet état là . Au début du siècle dernier l'éclairage public va devenir une priorité tant pour la sécurité que pour la circulation des biens et des personnes ,  l'obscurité représentant un danger pour le piéton lambda comme celui de se faire renverser par une voiture ( à cheval bien sûr !) .


C'est en 1908 que la municipalité décide d'installer quelques réverbères pour l'éclairage du bourg. Grand bien lui en fasse ! Devenus obsolètes ( déjà parlait-on d'obsolescence programmée ? ) ils seront modifiés dès 1912 par l'adoption  de becs fonctionnant selon le système Parpaillon dont les publicités de l'époque bien laudatives ma foi , vantent l'économie du système et la diffusion d'une lumière  plus forte. Plus tard le nombre de réverbères sera augmenté .

F.Parpaillon , négociant à Bordeaux , était spécialisé dans la vente et l'installation de lanter…
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QUAND LA FAMILLE LOGET JOUE LES TRUBLIONS!

Là c'en est trop ! Gilbert Thevenet , curé et maire de la commune ( le premier ) reçoit Jean Larue , couvreur , habitant du bourg de Franchesse . Nous somme le 8 mars 1791. Jean Larue raconte au maire ses démêlés avec la famille Loget ; en effet , ce dernier et sa famille subissent moqueries , invectives quasiment journalières de la part de Jean-Baptiste Loget , chirurgien de son état et surtout de sa femme , Jeanne Loget. Jusqu'à présent , l’honnête couvreur n'avait point voulu se plaindre et d'éviter ainsi poursuites et suites fâcheuses . Mais là ce qui s'est passé dépasse les bornes et les injures et autres outrages proférés en public ne peuvent être passés sous silence.
Le pauvre Larue raconte :
"  Je revenais de Bourbon , de chez M. le juge de paix qui venait de me condamner , et comme je descendais de cheval , Jean-Baptiste Loget m'apostropha , ainsi que ma  femme et ma belle-mère , et nous tint des propos p…
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UN DÉTAIL
Passer devant , une fois , mille fois et puis le regard s'attarde tout à fait fortuitement sur un détail , ce détail là , bien devant nous , tellement évident , qu'on se demande pourquoi ne pas l'avoir vu plus tôt.C'est bien ça , regarder et ne pas voir , prendre un moment , et savoir apprécier ce qui s'offre à nos yeux , comme ces magnifiques garde-corps forgés , aux initiales enchâssées de l'ancien aubergiste de l'Hotel de France. Narcissique l'aubergiste , ou tout simplement signe évident de prospérité ? A vous de voir. Regardez bien , je n'en dis pas plus , vous les trouverez , j'en suis sûr !










Assis sur le banc , Gilbert Barathon , dit Dodat et Annette , son épouse devant leur établissement (Photographie prise lors des noces de Pierre Page )
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LE LEGS SAULNIER
Loi 1905 : le 13 decembre 1906 sont mis sous sequestre tous les biens de l'église et de la sacristie de Franchesse . La messe est dite ... ( si je puis me permettre ).
La loi de séparation va laisser  un goût amer pour certains et en particulier pour Amédée Saulnier , dépouillé injustement de 7000 francs , ( 7000 francs de 1902 , 27000 de nos euros actuels ) legs de sa tante à la Fabrique de Franchesse. Hélène SAULNIER , religieuse avait en effet légué en 1902 cette somme à la fabrique représentant une rente annuelle de 284 francs. Amédée Saulnier intentera un procès qu'il perdra et , double peine ,  sera condamné à verser les frais de justice.
Voici ce que note le curé SOULIER à ce sujet :

" La loi Briand du 13 avril 1908 ayant réformé la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat , la fabrique et Monsieur Amédée Saulnier ont été dépouillés très injustement des sept mille francs légués par Madame Hélène Saulnier à la fabriq…
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LA SÉPARATION DE L'EGLISE ET DE L'ETAT LOI 1905 (.·.) VUE DE  FRANCHESSE 

C'est un véritable séisme qui se produit pour le brave curé Nicolas Soulier lorsque " le perfide agent du Gouvernement " Tridon , vient tenir procès verbal des biens de notre chère église Saint Etienne.
A tel point semble-t-il qu'il écrit 1096 pour 1906 ( le 9 ème .·.  du 10 ème .·.   mois de l'an 5906 de . ·. la V .·. L .·. ) Mais cela n'est qu'un détail . Je vous invite à lire ces quelques pages du registre , où le brave prêtre écrit " n'ouvrira pas l'église et ne cédera que par la force " ( sic) . Je vous ferai partager la malheur de Mr Saulnier , dans un prochain article , dépouillé d'une somme considérable et dont ses descendants vont se souvenir encore longtemps je pense !
Bonne lecture ,
Alexandre









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TIVOLI


Nommée ainsi  , sans certitude toutefois , en l'honneur de la campagne napoléonienne  d'Italie , Tivoli hébergeait autrefois une école tenue par des religieuses. Nicolas SOULIER , curé de Franchesse , nous transmet , grâce à ses précieuses notes sur le registre monographique , l'histoire de cette institution.
Ainsi note-t-il : "  Le 16 juillet 1889 , un bail de douze ans est consenti avec Mr Henri MURET (*) , propriétaire à Tivoli , maison et dépendances , afin d'y établir une école religieuse des filles , grâce à la générosité de Mr le baron et la baronne d'AUBIGNY, de Mr Charles JOURDIER (**), propriétaire à la Charnée , commune du Veurdre. De nouvelles constructions s’élèvent rapidement et tout est prêt pour la rentrée de 1889 . Les classes ont été bénites le 28 octobre 1889 , en présence des prêtres voisins , des parents et des élèves déjà bien nombreuses."
A en croire le curé SOULIER , l'école devait être attendue avec impatience par une pa…
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DU CÔTÉ DE LA PAROISSE ...
Parcourant ça et là le registre paroissial , ma lecture s'attarde subrepticement ( il fallait le placer celui là ! how much au Scrabble ?! ) sur la transcription du curé de Franchesse pour l'année 1930 . Ainsi écrit il , cette l'année  :
" Pendant cette année , il y eut 14 baptêmes , 12 mariages , 16 enterrements. Situation religieuse toujours la même .  Madame Regnier , sœur de Mr Berthelet , propriétaire au Pontet , fait don à l'Eglise d'un vieux bénitier en pierre ayant appartenu à l'ancienne chapelle des seigneurs du Pontet . Ce bénitier aux origines très anciennes , fait bonne figure à l’église et constitue un ornement en plus ."
Ce bénitier , dont parle le curé , provient de la chapelle Saint Pierre du Pontet ( cf mon article Le château du Pontet et sa chapelle ) et a une grande valeur historique . Il date du XIVe siècle. Sa donation est heureuse , car sans elle , l'artefact religieux aurait fini certainement concas…
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CLÉMENT MONTILLON , XXI ÈME CURÉ DE FRANCHESSE


Mars 1919 , l'abbé Montillon écrit :  

"  Le mardi 29 janvier 1919 , Monsieur l'abbé Soulier , curé de Franchesse depuis 43 ans rendait sa belle âme à Dieu . Le dimanche précédent , il présidait encore les offices dans sa belle église qu'il avait tant aimée , si bien restaurée et embellie ... ... Le nouveau curé , ( Clément Montillon N.D.L.R ) à peine de retour de la Grande Guerre 1914-1918 où il servit comme infirmier brancardier à la 42ème et 39ème Division , sera installé le dimanche de Rameaux , 13 avril 1919 . Beaucoup de monde aux offices , venu pour accomplir leur devoir et un peu pour voir le nouveau pasteur. Le contact s'établit d'une manière satisfaisante , l'impression de part et d'autre est bonne , il s'agira de se mettre au travail . Le nouveau curé trouvera les premiers jours un peu durs , la situation pour lui en effet , comporte un véritable changement de vie . Il a passé onze ans comme vi…
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LE PONTET : UNE TERRE FERTILE POUR LES MAIRES DE LA COMMUNE



Les généalogistes , amateurs ou professionnels le savent bien , rechercher , c'est lancer le plat galet de sa recherche  sur l'eau tantôt calme , tantôt trouble de la mémoire et faire les ricochets de la découverte , qui souvent nous emmènent parfois bien loin du but  que l'on s'était fixé. 
Ainsi , le Pontet , riche d'histoire , évoquée il y a peu , dans mon article " le château du  Pontet et sa chapelle " fût autrefois un creuset fertile de personnages importants , élus et notables , hommes et femmes qui vont impacter  de manière significative la vie Franchessoise au XIXe siècle.
On ne peut évoquer le Pontet sans citer cette génération de propriétaires qui va donner à notre commune de Franchesse pas moins de quatre maires  sur la période 1809-1870.

Ainsi trouve-t-on Jean-François Léveillé , ancien maire de Franchesse .
Ce Bourguignon d'origine est né le 8 avril 1792 à Azy - Aux -Amognes ( …
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LES CONSCRITS DE LA CLASSE 21

Ils ont l'air bien sérieux nos fanfarons de la classe 1921 ! On reconnait sur la photo au premier rang en partant de la gauche , René CREUZET ( avec un tuba , je suppose , n'étant pas grand spécialiste des cuivres ! ) et à l’extrémité , avec la trompette , Gilbert CREUZET qui était maçon et musicien reconnu . Au dos de la photo , deux noms : LAGARDE et BOURSAT . Je ne peux pas les identifier comme le reste de nos conscrits d'ailleurs .Mais si les anciens s'en souviennent , je suis preneur ! Photo prise devant l'Hôtel de France ? Le Cheval Blanc ? J'ai des doutes ... Alexandre.
Merci à toi Gégé ...
                                              Renseignements complémentaires .
En consultant le tableau de recensement des jeunes gens de la classe de  1921 ( soit 10 personnes nées en 1901) dans les archives municipales de Franchesse , on trouve :

- Pierre BERNARD , né le 7 avril 1901 à Agonges , habite Franchesse , cultivateur , fils d…
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TRANCHE DE VIE FRANCHESSOISE EN 1929 (  EPISODE  1 )

C 'est au travers de correspondances échangées par deux Franchessois , deux Lanciers , rédigées par Philippe RAY ( 11/03/1907 Agonges - 21/7/1965 Neure , Allier ) , 22 ans , à son ami ( et cousin ? ) Gabriel COGNET ( 01/03/1910  Franchesse  - 2/08/1980 Franchesse ) , 18 ans , deux familles bien connues chez nous , que l'on retrouve , pour un temps , le FRANCHESSE de la fin des années 20 .
Ces documents précieux pour les familles , c'est une évidence , le sont aussi pour quiconque aime un tant soit peu sa commune . Je suis de ceux là , en toute humilité et pense  de source que ces "petits  trésors " doivent être partagés et me confortent  chaque jour un peu plus  , à l'idée que sans nos aînés , nous ne sommes rien .
Je suis sûr , je n'en doute pas un instant que vous prendrez autant de plaisir à lire ces lignes  que j'ai eu , moi , à les écrire .

Un grand merci à Isabelle  et à M. RAY bien naturelle…
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LA PLACE DU CHAMP AUX FOIRES
Cette place , autrefois champ de foire pour les bêtes à cornes , n'a pas subi de grandes transformations , si l'on compare la première photographie prise le 10 mars 2018 et la deuxième , tirée d'une vieille carte postale animée .
Renommée aujourd'hui Place Pierre Brizon , vous avez relevé , j'en suis sûr , quelques différences notables , mis à part l'absence de figurants humains ou galliformes !
D'abord , le calvaire ,ou  croix de mission érigée en 1831 a perdu sa belle croix originelle , cassée à la suite d'un accident. La tradition orale , très ancienne nous rapporte que cette croix serait à l'origine la croix de l'ancien cimetière de Franchesse . L'ancien cimetière , situé tout autour de l'église et sans doute trop petit , occupait également une partie de la place publique du champ de foire, comme le signale le chanoine Clément dans son inventaire archéologique.
 Lors de la construction en 1875  de la rou…
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TU NE CONVOITERAS PAS LA FEMME DE TON PROCHAIN !

Un dimanche de fête patronale bien agité.
Pauvre Laloire , tu aurais dû suivre le 9ème commandement ! Mal lui en a pris , à en lire cet article du Courrier de l'Allier du 7 août 1889 !
L'auberge , sise dans la Rue principale ( actuelle Rue des Lanciers ) tenue par François Dumont ( né en 1849 ) et son épouse Augustine se tenait vraisemblablement au n°5 de la Rue des Lanciers.

Merci à L. Delallier .