LE CAPITAINE MURET ( 1880 - 1932 ) 




 En ce début d'année 1932 règne sur le Bourbonnais un froid glacial; les routes sont verglacées et de nombreux accidents sont recensés  dans la région : chutes de piétons , accidents de voiture avec plus ou moins de gravité. 
Mais en ce samedi 2 janvier 1932, madame Caton qui habite le bourg de Franchesse , ne s'attendait sûrement pas à cette macabre découverte : juste en face de chez elle , sur le coup des une heure du matin elle découvre un homme gisant sur le sol , inanimé : il s'agit du capitaine Muret , qui malgré les efforts du docteur Litaud de Bourbon l'Archambault ne pourra être ramené à la vie  :




La Mort est bien ironique parfois : le capitaine Muret , survivant de la Grande Guerre perdant la vie en glissant sur une plaque de verglas le lendemain du Jour de l'An à 1 heure du matin...

Jean Francis Victor MURET voit le jour le 15 octobre 1880 à Margeat , commune de Franchesse. Il est le fils de Charles MURET fermier  et de Victoire Madet son épouse fille de propriétaires au domaine de la Corne à bourbon l'Archambault.
Victor MURET choisit lui la carrière militaire et entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr le 26 octobre1901.
Sorti 35e de sa promotion sur 437 élèves ,  il est promu sergent en novembre 1902 ,sous lieutenant l'année suivante , puis lieutenant au 146e RI . Il est alors affecté au 7e régiment de marche des tirailleurs algériens stationné à Constantine.
De 1911 à 1914 ,il fera les campagnes d'Algérie , du Maroc ( conflit algéro-marocain et du Tonkin.
Mobilisé le 25 novembre 1914 , il embarque à Beyrouth pour rejoindre Marseille ; le 24 décembre 1914 il est promu capitaine .
 Pendant la Grande Guerre , il participera aux combats de la Marne , sera plusieurs fois blessé : le 9 mai 1915 blessé au front et aux pieds par des éclats d'obus à Carency et à Berthonval , le 16 avril 1917 reçoit une balle de mitrailleuse dans la jambe droite à Reims . Officier courageux , il sera plusieurs fois cité à l'ordre de l'Armée :


" Officier d'un très grand courage : blessé au Godet devant Brimont en entraînant ses hommes à l'attaque des positions ennemies "

Décoré de la médaille coloniale agrafe" Maroc " , de la médaille commémorative du Maroc , croix de guerre avec palme de Bronze, et sera nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 2 juin 1915.





Arrivé à la retraite , Victor MURET , célibataire sans enfant avait choisi de revenir au pays et d'habiter dans le bourg de Franchesse avec son oncle jusqu'à ce jour fatidique du 2 janvier 1932....

Alexandre Cornieux

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