LE TOUR DE COCHON DE BRIZON

Pierre Brizon (1878-1923 ) Ancien maire de franchesse
Georges Cochon photographie BNF


En 1919 , Pierre Brizon est en froid depuis quelques temps ( c'est le cas de le dire ) avec son propriétaire Guy de Téramond * ; le député de l'Allier demande compensation car l'appartement qu'il occupe rue Raffet à Auteuil ne serait pas assez chauffé et menace de déménager.
Ne pouvant s'entendre avec Guy de Téramond ,Brizon entreprend de déménager à la cloche de bois grâce aux services d'un certain  Georges Cochon et de ses sbires.
 " L'affaire " fera grand bruit à l'époque car Cochon n'était pas  un anonyme mais surtout ce dernier ne prêtait pas main forte à un pauvre sans logis mais bien à un député de la république , Pierre Brizon!

* Guy de Téramond (1869-1957 ) était un romancier prolixe , dramaturge , et poète. Il est l'auteur d'innombrables romans , et de pièces de théâtre .Il était une figure du monde littéraire de cette époque.

Le  fameux Georges Cochon ( 1879-1959 ) était un grand syndicaliste , fervent défenseur des locataires et des sans abris ; ses coups d'éclat  faisaient les choux gras de la presse de cette époque ; pour les sans logis , il occupait les maisons bourgeoises. Véritable cauchemar du préfet de Paris , Lépine, il sera arrêté quelques temps après , jugé comme déserteur et fera trois années de bagne . Il était aussi le directeur d'un hebdomadaire : le Raffût , journal d'action.
D'ailleurs Brizon lui-même avait collaboré au journal et connaissait donc bien Georges Cochon.


ARRESTATION DE GEORGES COCHON ICI AU CENTRE , MOUSTACHE À LA GAULOISE ET L'ÉTERNEL FEUTRE MOU VISSÉ SUR LA TÊTE ( PHOTO BNF )

Quelques articles de presse de l'époque choisis parmi tant d'autres :













Pierre Brizon comparaîtra devant le conseil de l'ordre des avocats mais sera acquitté ; il faut dire que celui ci était défendu par Me Laval , une pointure du barreau.









Pierre Laval ,l'auvergnat de Châteldon , bien avant de finir comme on sait sa carrière politique et sa vie  à l'arrière de la prison de Fresnes , fusillé en octobre 1945 , était un  avocat reconnu et vivait bien de ses plaidoiries.
Avocat , député , membre de la SFIO tout comme Brizon , il avait également défendu ce dernier lors de son divorce,mais sera bien moins efficient cette fois ci :


























Pierre Brizon , pour conclure , le directeur de la Vague , journal qui aurait rencontré un vif succès dans les tranchées pendant la grande guerre ,  n'aurait pas rencontré le succès dans toutes les tranchées à en lire ces deux articles piochés dans le journal  l'Antiboche ( je n'invente rien ) datée de 1916 :







Décidément , no't bon Brizon aura connu bien des turpitudes de son vivant !

Alexandre Cornieux

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